Je ne ferai jamais partie d'un club qui veuille m'avoir comme membre.

vendredi 15 octobre 2010

Si ça c'est pas un bête de texte...

A l'âge de dix-sept ans, je m'attachai à une jeune demoiselle, à qui je dois le genre de vie que j'embrassai. Je n'étais pas mal fait alors, j'avais l'humeur douce et les manières tendres. La sagesse, que je remarquais dans cette fille m'avait rendu sensible à sa beauté. Je lui trouvais d'ailleurs tant d'indifférence pour ses charmes, que j'aurais juré qu'elle les ignorait. Que j'étais simple dans ce temps-là ! Quel plaisir ! disais-je en moi-même, si je puis me faire aimer d'une fille qui ne souhaite pas avoir d'amants, puisqu'elle est belle sans y prendre garde, et que, par conséquent, elle n'est pas coquette. Jamais je ne me séparais d'elle que ma tendre surprise n'augmentât de voir tant de grâces dans un objet qui ne s'en estimait pas davantage. Etait-elle assise ou debout ? parlait-elle ou marchait-elle ? il me semblait toujours qu'elle n'y entendait point finesse, et qu'elle ne songeait à rien moins qu'à être ce qu'elle était.
Un jour qu'à la campagne je venais de la quitter, un gant que j'avais oublié fit que je retournai sur mes pas pour l'aller chercher ; j'aperçus la belle de loin, qui se regardait dans un miroir, et je remarquai, à mon grand étonnement, qu'elle s'y représentait à elle-même dans tous les sens où durant notre entretien j'avais vu son visage ; et il se trouvait que ses airs de physionomie que j'avais cru si naïfs n'étaient, à bien les nommer, que des tours de gibecière; je jugeais de loin que sa vanité en adoptait quelques-uns, qu'elle en réformait d'autres ; c'était de petites façons, qu'on aurait pu noter, et qu'une femme aurait pu apprendre comme un air de musique. Je tremblai du péril que j'aurais couru si j'avais eu le malheur d'essuyer encore de bonne foi ses friponneries, au point de perfection où son habileté les portait ; mais je l'avais crue naturelle et ne l'avais aimée que sur ce pied-là, de sorte que mon amour cessa tout d'un coup, comme si mon cœur ne s'était attendri que sous condition. Elle m'aperçut à son tour dans son miroir, et rougit. Pour moi, j'entrai en riant, et ramassant mon gant : Ah ! Mademoiselle, je vous demande pardon, lui dis-je, d'avoir mis jusqu'ici sur le compte de la nature des appas dont tout l'honneur n'est dû qu'à votre industrie. Qu'est-ce que c'est ? que signifie ce discours ? me répondit-elle. Vous parlerai-je plus franchement ? lui dis-je, je viens de voir les machines de l'Opéra. Il me divertira toujours, mais il me touchera moins.

Je sortis là-dessus, et c'est de cette aventure que naquit en moi cette misanthropie qui ne m'a point quitté, et qui m'a fait passer ma vie à examiner les hommes, et à m'amuser de mes réflexions.

MARIVAUX, Le Spectateur français, première feuille

lundi 4 octobre 2010

Les choses qu'on met du temps à apprécier

La musique, parfois. Pink Floyd en fait partie.

Le café. Et les cigarettes aussi (enfin j'imagine, parce que je n'aime toujours par ça).
Voyez ce film, c'est de la bombe bébé. Si j'ose dire.



Sex and the city en ce qui me concerne.
Il faut vraiment entrer dans le truc si tu veux que l'aura galvanisante du mix mode/cul/NY t'atteigne.




ET














L'AEROBIC

Maman, j'ai maaaaal.





Je vous laisse, les jeunes. Desperate Housewives me dit que le téléchargement est fini.

mardi 28 septembre 2010


Aujourd'hui, je suis allée me promener dans un parc, avec un tout récemment rencontré ami allemand. Cette déambulation a réveillé un vieux post vaguement amorcé qui attendait gentiment son tour dans le grenier de ce blog. Car j'aime les parcs, les enfants. L'été, quand les gens bouquinent dans l'herbe avec leur vélo accroché au banc. Au printemps aussi. En hiver parfois. Mais surtout l'automne, quand il commence à faire froid. Emmitouflée dans ton manteau, avec des bottines et ton écharpe, au milieu du brun des feuilles et du vent. Aujourd'hui, laissez moi vous introduire mon top 5 des parcs les plus agréables dont j'ai foulé les chemins.

Central Park

Oviedo

Les jardins de La Roche Jagu


Et...
Ah non! Je m'a trompé de park! Hahaha
Jurassic Park

dimanche 26 septembre 2010

Je suis d'une faiblesse...





Juste deux-trois photos, et j'ai envie d'acheter le magasin.
Je soupire.

Parce que la radio allemande, c'est juste plus possible quoi


Les chansons dont je ne me lasse pas (encore). Et celles dont je suis over-blasée

I'm not afraid - Eminem

Taio Cruz - Dynamite

Break your heart - In my head - Jason Derulo

She said - Plan B

Misery - Maroon 5

Rooney - I can't get enough

mercredi 22 septembre 2010

Les chansons dont je ne me lasse pas (encore)


Oui, parce que les mélodies faciles et entrainantes qu'on aime dès le début sont aussi celles qui nous donnent envie de vomir le plus tôt.
Les chansons que j'aime et continue d'aimer sont celles que j'ai mis du temps à apprécier.
Parmi elles, donc.



The Jam - Town called malice

Alela Diane - The rifle

Carla Bruni - Quelqu'un m'a dit

Oui je le clame sans aucune honte. Elle a les fréquentations qu'elle veut, et je ne vais pas m'arrêter d'aimer cette chanson parce que son mari est un boulet. En plus elle est belle et certainement assez maligne.

Diana Ross - Can't take my eyes off you

The Clash - London calling


Madodonana - Like a prayer (Big up à ma grande soeur)



Oui, bon. J'ai des goûts assez hétéroclites. Allez, so long my friend. Mon pain-charcuterie-fromage-allemand quotidien m'appelle.

dimanche 19 septembre 2010

Douce France, cher pays de mon enfance

Peut-être qu'un jour, tu partiras pour un an à l'étranger. Il est probable (mais pas obligatoire), que ton année se partage entre de bons moments, et des coups de blues intenses, des grandes remises en question sur à peu près tout. C'est pourquoi il te faudra trouver des ressources pour aller mieux. Aujourd'hui, je te présente mes ressources.


Des blogs


Pénélope Jolicoeur, pour l'humour qui fait relativiser


Professeur Debbie, parce que c'est plein de sarcasmes et que j'y découvre parfois de la musique


Garance Doré, qui me donne envie d'être belle, ou tout au moins bien sapée


Forages and finds, une copine britannique qui ne parle que de thé, de gâteaux et d'art



Le cinéma - les bouquins - les magazines
Muze - Télérama



Le dessin


Le café et les gâteaux.

samedi 28 août 2010

Mes chers petits canards,
Oui, je sais, maman n'est pas très présente ces derniers temps. Cela dit, je ne vous ai jamais habitués à l'assiduité. Il se trouve que je n'ai pas eu beaucoup de temps pour moi ces derniers temps parce que depuis le 13 août, je vis en Allemagne où je viens de clore ma deuxième semaine de cours. Pour autant, je n'oublie pas ce petit espace. Je ne vous raconterai pas trop ce qui se passe ici, parce que je ne fais que le répéter à mes connaissances diverses & variées.

Avez-vous vu ce film et lu le livre dont il est issu? Vous devriez.
Le cinéma me manque énormément ici. Et regarder les bandes annonces me le faire sentir encore davantage. Ainsi, je me pâme d'envie devant ces films...



J'aurais aussi voulu vous parler de Dicaprio. Hey what's wrong with you?! Ne pensez vous pas qu'il tourne beaucoup dans des films torturés?

Les derniers en date


Ce qui me fait penser que des tas d'acteurs bellâtres à leurs premiers heures s'assagissent maintenant et deviennent intéressants.
Il en va de même pour Brad, for example...


samedi 10 juillet 2010

Hallo Kinder!


Aujourd'hui, je pars en vacances.
Ouaiiis!!


Sinon j'ai eu mon bac mention très bien.
C'est très bien.


Je vais conduire avec le Patriarche ou la mère supérieure.

Et puis bah, je parle toujours pas allemand. Et ça, c'est problématique.